Optimiser la capacité de son parking tout en respectant la loi ALUR
Face à l’augmentation des épisodes pluvieux intenses, les collectivités doivent repenser la gestion des eaux pluviales en milieu urbain. Les inondations génèrent en effet des dégâts coûteux et complexes à réparer, alors que des solutions d’aménagement durable – notamment basées sur l’infiltration des eaux – sont bien moins onéreuses et beaucoup plus efficaces à long terme.
Dans ce contexte, la réglementation française a évolué afin de limiter l’imperméabilisation des sols, en particulier dans les zones commerciales. C’est notamment le rôle de la loi ALUR, qui encadre la construction et la rénovation des parkings pour encourager des surfaces plus durables et plus perméables.
Loi ALUR : ce que dit la réglementation
Depuis sa modification en 2014, la loi ALUR (Accès au Logement et Urbanisme Rénové) impose que :
« l’emprise au sol des surfaces bâties ou non, affectées aux aires de stationnement (…) ne peut être supérieure aux trois quarts de la surface de plancher des bâtiments affectés au commerce ».
En clair :
Pour les zones commerciales de plus de 1000 m² de surface de vente, les parkings ne peuvent pas dépasser 75 % de la surface totale de plancher du commerce.
Cependant, la loi introduit aussi des coefficients permettant de favoriser les solutions durables. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes pour optimiser la capacité réelle du parking…
Comment augmenter la capacité du parking sans dépasser les 75 % ?
Pour aider les aménageurs et promoteurs à concilier respect de la loi et besoins en stationnement, plusieurs types d’emplacements bénéficient d’un coefficient avantageux :
- Emplacements perméables
Les places réalisées avec des solutions drainantes (comme les dalles OCITY) ne sont comptabilisées qu’à 50 % de leur surface.
Donner une place perméable équivaut donc à ne déclarer que la moitié de sa surface dans le calcul réglementaire.
- Emplacements de recharge pour véhicules électriques
Coefficient : –1
Leur surface est totalement déduite du calcul.
- Places destinées à l’autopartage (co-voiturage)
Coefficient : –1
Là aussi, la surface ne compte pas dans l’emprise totale.
- Espaces paysagers
Coefficient : –1
Ils sont également soustraits de l’emprise réglementaire.
Résultat :
En introduisant des emplacements perméables et des zones végétalisées, on peut créer davantage de places, tout en respectant les obligations et en réduisant l’imperméabilisation du site.
Exemple concret : même bâtiment, 23 % de places en plus !
Prenons un projet comprenant 5000 m² de surface de plancher dédiée au commerce.
Emprise maximale autorisée pour le parking :
5000 × 75 % = 3750 m²
En considérant des places de 2,5 × 5 m (12,5 m²) et des voies d’accès représentant 40 % de la surface totale du parking,
voici deux scénarios possibles:
Cas n°1 — Parking classique, sans emplacement perméable
213 places dont 0 OCITY
| Type d'emplacement | Nombre | Surface réelle (m2) | Coefficient ALUR | Surface retenue (m2) |
|---|---|---|---|---|
| Imperméables | 193 | 2412.5 | 1 | 2412.5 |
| Perméables | 0 | 0 | 0.5 | 0 |
| Autopartage | 5 | 65.5 | -1 | -62.5 |
| Véhicules électriques | 15 | 187.5 | -1 | -187.5 |
| TOTAL EMPLACEMENTS | 213 | 2662.5 | 2162.5 | |
| Voies d'accès | 2175 | 1 | 2175 | |
| Espaces paysagers | 600 | -1 | -600 | |
| TOTAL HORS EMPLACEMENTS | 2775 | 1575 | ||
| SURFACE TOTALE DU PARKING | 5437.5 m2 | 3737.5 m2 |
Cas n°2 — Parking incluant des emplacements perméables OCITY
262 places dont 162 perméables.
Soit 23% de places supplémentaires pour une emprise réglementaire identique
| Type d'emplacement | Nombre | Surface réelle (m2) | Coefficient ALUR | Surface retenue (m2) |
|---|---|---|---|---|
| Imperméables | 80 | 1000 | 1 | 1000 |
| Perméables | 162 | 2025 | 0.5 | 1012.5 |
| Autopartage | 5 | 65.5 | -1 | -62.5 |
| Véhicules électriques | 15 | 187.5 | -1 | -187.5 |
| TOTAL EMPLACEMENTS | 262 | 3275 | 1762.5 | |
| Voies d'accès | 2583.33 | 1 | 2583.33 | |
| Espaces paysagers | 600 | -1 | -600 | |
| TOTAL HORS EMPLACEMENTS | 3183.33 | 1983.33 | ||
| SURFACE TOTALE DU PARKING | 6458.33 m2 | 3745.83 m2 |
Conclusion
Cet exemple montre clairement qu’en combinant :
✔️ des places perméables (type OCITY)
✔️ des places de recharge
✔️ de l’autopartage
✔️ des espaces végétalisés
il est alors possible d’augmenter significativement la capacité d’un parking sans dépasser l’emprise réglementaire imposée par la loi ALUR.
Les solutions perméables jouent un rôle clé : elles réduisent l’imperméabilisation des sols, améliorent la gestion des eaux pluviales et permettent, réglementairement, d’optimiser les surfaces.
Un levier simple pour des parkings plus performants, plus verts et totalement conformes.
Les produits adaptés aux parkings ALUR
Dalle PAV65
La dalle Ocity PAV65 est spécialement conçue pour la pose de pavés 15 × 15 × 6 cm. Sa structure garantit un alignement parfait et une excellente tenue mécanique. Idéale pour les parkings, allées et zones carrossables, elle facilite la mise en œuvre de surfaces durables et perméables.
Voir la fiche produit
Dalle NGR65
La dalle Ocity permet de stabiliser les surfaces engazonnées tout en préservant la perméabilité du sol. Sa structure alvéolaire assure une excellente tenue mécanique et favorise une surface stable, carrossable, et un enracinement profond du gazon. Idéale pour les aménagements urbains, elle combine fonctionnalité, drainage et esthétique durable.
Voir la fiche produit
Nidagravel NG040
Dalles alvéolaires pour la stabilisation de graviers, le Nidagravel NG040 est spécialement conçu pour les aménagements urbains. Sa structure robuste garantit une excellente résistance au trafic VL, idéale pour la réalisation de parkings ou autres espaces urbains perméables.
Voir la fiche produit
